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Les élections démocratiques

Un simulacre de responsabilité pour une population irresponsable maintenue dans l’ignorance.

À propos des hommes politiques, un humoriste a dit : « Les hommes politiques, c’est deux ans de droit. Tout le reste de travers ! »
Celui-ci, ce n’était pas un humoriste. Il s’appelait Charles De Gaulle.
 
Il a dit : « Françaises, Français, je vous ai compris ! »
Les brillants intellectuels de l’époque se pencheront sur cette affirmation pour chercher à savoir ce que De Gaulle avait compris. Ils ne trouveront jamais rien. Ce n’est pas grave, les intellectuels gagnent à ne pas savoir.

Un certain nombre d’années plus tard, De Gaulle leur expliquera : « Les Français sont des veaux. » On raconte que certains intellectuels auraient ouvert leur dictionnaire.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé.
On ne parle pas des Français, bien sûr. On parle de la société dans laquelle on a les pieds.
Depuis De Gaulle, il y a eu une révolution, Mai 68. Eh oui ! N’en déplaise à beaucoup, Mai 68 a bien été une vraie révolution.
En 1968 on change de société. On passe d’une société d’après guerre à la société actuelle. (Plus rien à voir.)

Dans l’après guerre, les choses sont simples. Il faut reconstruire. Il y a un progrès évident qui se profile.
Le développement de l’automobile, les diverses inventions notamment dans le domaine de l’électroménager va bouleverser la vie de chacun. Dans l’après guerre, on valorise le savoir, le savoir faire, la compétence, le travail.

Rapidement, on s’aperçoit que cela ne peut pas durer. Même si le progrès va se poursuivre, on ne va pas réinventer éternellement les inventions génératrices d’emplois.
Plus grave encore, le savoir de ces technologies nouvelles sur lesquelles repose le niveau de vie de chacun peut tenir, à l’aise, dans les têtes d’une petite centaine de personnes. Avec les 6 milliards d’autres, on fait quoi ?

Comme si cela ne suffisait pas, le travail des machines remplace maintenant l’effort humain. Cet élément sera déterminent pour imposer un changement de société.

Mai 68 est effectivement une révolution. Et, une révolution bien programmée.
À partir de 1968, on inverse les valeurs. Tout ce qui marchait bien avant, tout ce qui avait fait ses preuve, les intellectuels nous expliquent que c’est maintenant de la merde.
Les repères et les références sont retournés. Le travail humain est devenu un élément illusoire.

La société repose sur la manipulation. (La manipulation, l’ignorance qui permet le mensonge.)

On coupe les têtes et on valorise le crétin.
L’enseignement va produire des contingents de crétins et de cerveaux morts. Il faut reconnaître aussi que la télé va bien aider.

Les discours politiques sont en première ligne de la manipulation.
Quelque soit leur bord, quelque soit leur étiquette politique, les candidats ont tous un même et unique point commun. Leur discours est asservi au Capital de la dette publique.

Les bons élèves de la politique nous récitent les misères.
Dans ce contexte, on parle beaucoup de misère. La misère est le fondement de la société de l’argent. C’est la fonction première du système.
La misère est du coup la base de tout discours politique. La misère est une matière première continuellement renouvelable. Une énergie durable, en quelque sorte !

Bien sûr, dans les préoccupations politiques, on pense aux graves problèmes causés par « développement de l’activité humaine ». On en parle beaucoup et, de préférence, d’une façon plus ou moins imaginaire.

Avec les problèmes imaginaires, les problèmes chers  à l’industrie du médicament, la polémique est facile. On fait évoluer l’histoire comme on veut. On peut parler à longueur de vie pour ne rien dire, ne rien faire et souvent s’en mettre plein les poches.
On promet tout et rien à la fois. On se contente de réciter. Il n’est pas nécessaire de proposer des solutions. Il vaut mieux pas, d’ailleurs.

La croissance imbécile
Face à cette multitude de petites et de grandes misères vraies ou figurées, cette multitude de graves problèmes à venir comme la pollution, le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources naturelles (Energie et matière première) les politiques ont la réponse. Elle est toujours la même : « La croissance ! »

Imbécile, la croissance ! Parce que pour faire de la croissance, c’est simple.
Tout ce qui augmente le PIB (Produit Intérieur Brut) fait de la croissance.
Il suffit de générer de la misère, augmenter le nombre des malades, générer des désordres, des émeutes, des guerres. Rien de plus simple et les curés sont des spécialistes. Ils ne savent faire que ça.

Quand le PIB augmente, c’est de la croissance. La croissance, c’est le pays qui s’enrichit. Quand le pays s’enrichit, c’est de l’argent pour ceux qui en ont besoin. Va sans dire, de l’argent pour les riches. Pour être pauvre, on n’a pas besoin d’argent. (Refrain connu.)

Pour produire de la misère, il suffit d’inciter les familles à avoir davantage d’enfants, inciter ceux qui n’en ont pas à en avoir et recourir à l’immigration à tout va. De préférence des pauvres et des malades, ce sont ceux qui gagnent le plus. On devrait y revenir.

Un regard sur le monde : « les Etats-Unis ».
Les états Unis, pays de 10 millions de kilomètres carré, 300 millions d’habitants. On peut même préciser « seulement ».
(31 habitants au km2)

Ce pays réputé pour être un forcené de la croissance est en état de saturation. Il est contraint de construire un mur de plusieurs milliers de kilomètres, tout le long de sa frontière avec le Mexique.

On leur dit, aux Américains. Vous avez tort ! Vous avez besoin d’une main-d’œuvre bon marché pour travailler à la place des riches et faire de la croissance. Les Mexicains sont idéals. Ils sont pauvres, nombreux. Ils sont capables de travailler pour trois fois rien.

Ils ont, dès le plus jeune âge, la cervelle ravagée par les croyances, la religion, les sectes. Ils obéissent aveuglément à tout ce qui ressemble à une autorité. Ils sont parfaits !

D’ailleurs, les Mexicains  ne sont que du PIB.

Dans l’Eldorado français, un malade du Sida hospitalisé gagne jusqu’à mille Euros par jour. Ce n’est que du bonheur pour le PIB, ==» l’industrie du médicament ==»  le Capital de la Dette publique. (Pas mal ! Non ? )

Eh bien, les Américains n’écoutent pas. Ils construisent leur mur. Ils sont cons, ces Américains. Vraiment ! Ils comprennent rien.

Nos spécialistes financiers leur ont prédit, aux Américains. S’ils poursuivent leur politique actuelle, après les élections françaises, le cours du Dollar va s’effondrer. C’est grave !
Nos spécialistes financiers le savent bien. Ils sont les meilleurs. Plus exactement, ils sont les mieux payés. C’est pareil !

Nos spécialistes de la finance sont des professionnels. Ils savent ce qu’il faut dire et ne pas dire. S’ils tiennent un mauvais discours, fini le salaire facile, terminé la grosse berline et au revoir le luxueux appartement de fonction.

Comme quoi, l’exposé d’un brillant chercheur du CNRS, spécialiste de la finance internationale, ça tient à pas grand chose.

Pour en revenir à l’europe.
La France, (114 habitants au km2) 65 millions d’habitants (Chiffres officiels).
Dans la réalité, on est en droit d’ajouter un ou deux millions de plus. C’est pour expliquer les petits problèmes matériels auxquels sont confrontés les Français en matière de logement.


Belle croissance !
En 1961, 46 millions d’habitants. En 2007, 65 millions d’habitants.
Tout cela avec un taux de fécondité officiel inférieur à deux enfants par femme. Chapeau !

Précisons cependant que dans la pratique le taux de fécondité ne se calcule pas. Le taux de fécondité repose sur l’imaginaire. La croyance et le mensonge, si l’on préfère. Le taux de fécondité est une invention. Une invention destinée à combattre le droit à l’avortement et l’accès à la contraception.

L’union européenne
4 millions de Km2, 495 millions d’habitants (116 habitant au km2)

Depuis peu, l’Union européenne s’est enrichit de la Pologne (124 habitants au km2). Depuis toujours, l’économie de la Pologne est asphyxiée sous la chape de sa croissance (démographique). Les Russes n’ont pas fait d’histoire. Ils n’étaient pas fâchés d’être débarrassés du boulet polonais.

L’Union européenne s’est ramassée le boulet tel un pavé dans la vitrine.
Aussitôt intégrée à l’Union européenne, la Pologne commande et achète des avions militaires américains. Il faut bien utiliser l’aide européenne. Le niveau de vie des Polonais le permet.

Sur ce coup, les journalistes se sont montrés discrets. Il est vrai que le premier métier d’un journaliste est de se taire. Les journalistes connaissent leur boulot. Ils sont aux ordres. Mais aux ordres de qui ?

L’information sur l’achat des avions militaires américains filtrera par hasard. Les journalistes l’ignorent toujours. (On ne peut pas tout savoir.)

En revanche, lors des dernières élections polonaises, ce sera une volée de hourra de la part des journalistes. Le nouveau Président a été élu sur les valeurs chrétiennes.
Les valeurs chrétiennes, on en parle ! La première décision sera d’interdire l’avortement. On peut s’inquiéter. Non ! Ne vous inquiétez pas ! Il n’y a pas de problème. La Pologne fait maintenant partie de l’Union européenne.

Est-il nécessaire de le préciser. Les Polonais ont en tête de jouer gagnant sur les deux tableaux. Conserver les avantages de l’ancien statut social de l’Union soviétique et profiter de l’Eldorado européen. Ce qui est grave, c’est qu’ils risquent bien d’y parvenir.

La Constitution européenne et sa célèbre directive innommable semble avoir été rédigée sur mesure pour les Polonais.
Les entreprises qui installent leur Siège Social en Pologne peuvent faire travailler à 50% du SMIC, en France et partout en Europe, un personnel qui échappe au fisc et aux charges sociales. Une excellente affaire pour tout le monde.
À charge de l’Union européenne d’assumer ensuite le coût des charges sociales pour les Polonais.

Quand ça va pas, ça va pas !
C’est maintenant l’Allemagne qui fait encore parler d’elle. Décidément, les Allemands ne comprennent rien, eux non plus. Ils ne se sont jamais résignés à abandonner leurs vieilles habitudes. Ils persistent à maintenir une balance commerciale bénéficiaire. Ils vendent plus qu’ils n’achètent.

À une époque, il suffisait d’augmenter le cours du Mark et le problème était réglé. Ça râlait un peu du coté des amateurs de grosses Allemandes. On parle là des voitures. Mais dans l’ensemble, tout le monde était content.

C’est malin ! Aujourd’hui avec l’Euro on fait quoi ? D’autant que la machine s’emballe et que l’on est dans une spirale. Certains envisagent des solutions.
- La première solution serait de réduire unilatéralement les salaires des autres pays. Bonjour les promesses électorales en France !
- L’autre solution serait de sortir par le bas les pays de l’Union qui n’ont rien à y faire .

- La dernière solution serait que l’Allemagne se sorte toute seule par le haut en expliquant aux crétins qui ne comprendront jamais rien que maintenant, les conneries, c’est fini.

Dès l’instant où l’on a parlé de construire l’Europe, on pouvait observer que les plus acharnés à construire cette Europe étaient toujours les plus incompétents en tous domaines. On aurait du se méfier.

Un simulacre de démocratie, c’est comme une vraie dictature. Tout repose sur l’intoxication cérébrale.
Même si l’on sait pertinemment qu’il ne sort jamais rien d’une élection, l’important est que les électeurs éprouvent le besoin d’aller voter en nombre.

Ne jamais oublier :
« La misère est à la base de tout discours politique ».

Celui, ou celle, qui sera élu. Sera celui, ou celle, qui aura le mieux maintenu l’électorat dans l’ignorance de la mécanique du système.

Bon vote ! Et, bon courage !

                                                                                                                                                              

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